Skip to main content

L’association de consommateurs UFC-Que Choisir tire la sonnette d’alarme sur les pratiques du secteur du leasing automobile.
Selon une enquête publiée le 1er avril 2026, les contrats de location avec option d’achat (LOA) et de location longue durée (LLD) cachent de nombreux pièges financiers.
Cette mise en garde arrive alors que 67 % des véhicules neufs sont désormais financés via ces formules en France.

Des frais de restitution contestés en série

L’enquête menée auprès de 1 285 consommateurs révèle une réalité préoccupante : 25 % des locataires font face à des frais de restitution contestés.
Le montant moyen de ces frais supplémentaires atteint 1 200 euros, souvent pour des défauts considérés comme relevant de l’usure normale.
« Petit montant, gros risque », résume l’association qui pointe du doigt un marketing trompeur axé sur des loyers attractifs.

Un marketing offensif mais peu transparent

Les professionnels du secteur mettent en avant des mensualités séduisantes, comme « 350 euros par mois sur trois ans ».
Cependant, cette communication occulte le coût réel du contrat, révélé seulement lors de la restitution du véhicule.
Sur une durée de trois à quatre ans, le coût total peut atteindre 18 000 euros, sans compter les frais d’entretien et d’assurance non mentionnés dans le loyer initial.

Des situations de vie non prises en compte

L’UFC-Que Choisir dénonce également l’absence de protection en cas d’accident de la vie.
Perte d’emploi, divorce, décès : les contrats maintiennent les obligations de paiement même dans ces circonstances difficiles.
Les héritiers se retrouvent contraints de choisir entre continuer les loyers, racheter le véhicule ou subir une procédure de recouvrement.

Les recommandations pour mieux protéger les consommateurs

Face à ces dérives, l’association demande aux autorités publiques d’agir rapidement.
Elle réclame un droit de résiliation sans frais en cas d’accident de la vie pour tous les contrats de leasing.
L’UFC-Que Choisir souhaite également l’extension des protections du crédit à la consommation à la location longue durée, actuellement moins encadrée que la LOA.