Le constructeur automobile démarre 2026 avec un signal que les marchés attendaient: le retour au bénéfice, une hausse du chiffre d’affaires et des volumes en progression dans ses grandes régions.
Derrière l’amélioration financière, la France reste un point d’appui commercial important pour Stellantis, qui revendique une position de leader national au premier trimestre.
Un premier trimestre en nette amélioration
Stellantis a publié un chiffre d’affaires net de 38,1 milliards d’euros au premier trimestre 2026, en hausse de 6 % sur un an.
Le bénéfice net atteint 377 millions d’euros, contre une perte au premier trimestre 2025, tandis que le résultat opérationnel courant ressort à 960 millions d’euros.
La marge opérationnelle courante remonte ainsi à 2,5 %, un niveau encore modeste pour un groupe de cette taille, mais suffisant pour confirmer une trajectoire de redressement.
Le free cash-flow industriel reste négatif de 1,9 milliard d’euros, ce qui reflète la saisonnalité habituelle du début d’année et certaines sorties de trésorerie liées à des charges passées.
L’amélioration de 37 % par rapport à l’an dernier donne toutefois un peu d’air au dossier financier.
La France confirme son rôle de marché pilier
Sur le marché EU30, Stellantis indique avoir immatriculé 696 676 véhicules au premier trimestre, soit une progression de 5 % par rapport à 2025.
La part de marché atteint 17,5 %, son plus haut niveau trimestriel depuis le premier trimestre 2024, selon les données communiquées par le groupe.
En France, l’entreprise affirme conserver la première place, avec une part de marché proche de 31 % et cinq modèles parmi les dix meilleures ventes du trimestre.
Cette position est stratégique: elle donne au groupe une base domestique solide au moment où l’automobile européenne reste traversée par la concurrence chinoise, le ralentissement électrique et la pression sur les prix.
Hybride, utilitaires et nouveaux modèles en relais
Le rebond ne repose pas seulement sur les volumes.
Stellantis met en avant sa première place européenne dans les véhicules utilitaires légers, avec 28,7 % de part de marché, et dans les véhicules hybrides, avec 21,6 %.
Ces segments comptent davantage pour la rentabilité que la seule course aux immatriculations, car ils touchent les flottes, les professionnels et les ménages encore prudents face au tout électrique.
Le groupe prévoit aussi 10 nouveaux véhicules et 6 modèles restylés en 2026, un calendrier produit chargé qui doit soutenir la dynamique commerciale au second semestre.
Une reprise encore à prouver
Stellantis confirme ses perspectives 2026, avec une hausse attendue des revenus nets, une amélioration de la marge opérationnelle et un free cash-flow industriel meilleur qu’en 2025.
Le prochain test sera l’Investor Day prévu le 21 mai, où la direction devra préciser comment transformer ce redressement trimestriel en performance durable.
Pour les investisseurs, le message est clair: le groupe sort de la zone rouge, mais il doit encore démontrer que la reprise peut tenir dans un marché automobile européen très disputé.




