Les frais des placements financiers baissent, mais l’AMF appelle les épargnants à rester vigilants
Les frais des placements financiers continuent de reculer en France, en particulier dans les fonds d’investissement.
Dans sa Lettre de l’Observatoire de l’épargne, l’Autorité des marchés financiers souligne une baisse nette des frais courants sur les fonds d’actions françaises et les fonds diversifiés depuis 2010.
Cette évolution améliore progressivement le rendement net potentiel des épargnants, mais elle ne supprime pas la nécessité de comparer l’ensemble des coûts avant d’investir.
Une baisse marquée sur les fonds français
Selon l’AMF, les frais annuels moyens des fonds d’actions françaises sont passés de 2,3 % en 2010 à 1,3 % en 2025.
La baisse atteint environ 43 % sur quinze ans.
Les fonds diversifiés suivent une trajectoire proche, avec des frais moyens passés de 2,1 % à 1,3 %, soit un recul d’environ 40 %.
Cette tendance reflète la pression concurrentielle, la progression des offres en ligne et l’attention accrue portée aux coûts par les investisseurs particuliers.
Elle confirme aussi que les frais sont devenus un sujet central dans la distribution de produits d’épargne.
Les frais courants ne disent pas tout
L’AMF rappelle toutefois que les frais suivis dans sa Lettre correspondent aux frais courants.
Ils comprennent les frais de gestion et de fonctionnement des fonds.
Ils ne couvrent pas nécessairement tous les coûts supportés par l’investisseur, comme les frais de transaction ou certains frais de surperformance.
Pour obtenir une vision plus complète, l’autorité renvoie au rapport annuel de l’Observatoire des produits d’épargne financière, publié avec la Banque de France.
Ce point est essentiel pour les épargnants qui comparent plusieurs supports d’investissement sur la seule base d’un pourcentage affiché.
Les néo-brokers restent les moins chers sur le courtage
Sur les actions cotées, les frais de courtage sont restés globalement stables entre 2025 et 2026.
Pour un ordre de 1 000 euros depuis un compte-titres, l’AMF observe en janvier 2026 des frais moyens de 0,65 % dans les banques de réseau.
Les intermédiaires en ligne historiques ressortent à 0,45 %, tandis que les néo-brokers se situent autour de 0,15 %.
Cette différence explique l’attrait des nouvelles plateformes auprès des investisseurs autonomes.
Elle ne doit cependant pas masquer les autres critères de choix, notamment la qualité du service, la lisibilité de l’offre, la sécurité opérationnelle et l’accès à l’information.
Un enjeu direct pour le rendement de long terme
Pour les particuliers, la baisse des frais constitue une bonne nouvelle, car chaque point de coût pèse directement sur la performance finale.
L’effet devient particulièrement visible sur les horizons longs, notamment dans l’épargne retraite ou les placements réguliers en actions.
La comparaison des frais reste donc un levier simple pour améliorer la qualité d’un portefeuille.
Le message de l’AMF est clair : les prix baissent, mais l’investisseur doit regarder le coût total et ne pas choisir uniquement l’intermédiaire le moins cher.
Dans un marché plus concurrentiel, la pédagogie financière devient aussi importante que l’accès aux produits.




