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Mark Zuckerberg vient d’annoncer que les utilisateurs de Meta verront arriver de nouveaux modèles et produits d’intelligence artificielle dans les prochains mois.
Lors de la conférence téléphonique avec les investisseurs, le patron de Meta a détaillé une feuille de route ambitieuse centrée sur le commerce agentique et ce qu’il appelle la superintelligence personnelle.

Une refonte complète du programme IA en 2025

Pour comprendre l’ampleur de cette annonce, il faut revenir sur les transformations opérées par Meta en 2025.
L’entreprise a entièrement restructuré son laboratoire d’IA sous la bannière Superintelligence Labs, regroupant ses équipes de recherche les plus avancées.
Cette réorganisation visait à accélérer le développement de modèles de nouvelle génération capables de rivaliser avec les leaders du secteur.
« En 2025, nous avons reconstruit les fondations de notre programme IA », a déclaré Zuckerberg. « Au cours des prochains mois, nous allons commencer à déployer nos nouveaux modèles et produits. »

Le commerce agentique comme priorité stratégique

Si Zuckerberg est resté vague sur les calendriers précis, il a clairement identifié le commerce piloté par l’IA comme un axe majeur de développement.
« De nouveaux outils de shopping agentique permettront aux utilisateurs de trouver exactement les bons produits parmi les catalogues des entreprises présentes sur nos plateformes », a-t-il expliqué.
Cette vision s’inscrit dans une tendance plus large de l’industrie.
Google et OpenAI ont déjà déployé leurs propres plateformes de transactions pilotées par des agents IA, avec des partenaires comme Stripe et Uber.
Mais Meta compte sur un avantage distinctif : son accès aux données personnelles de milliards d’utilisateurs.

L’avantage des données personnelles

La proposition de valeur de Meta repose sur sa connaissance intime des utilisateurs de Facebook, Instagram et WhatsApp.
« Nous commençons à voir la promesse d’une IA qui comprend notre contexte personnel, incluant notre historique, nos intérêts, nos contenus et nos relations », a souligné Zuckerberg.
Selon lui, c’est précisément ce contexte unique qui rend les agents IA véritablement utiles.
« Nous croyons que Meta sera en mesure de fournir une expérience personnalisée unique », a-t-il ajouté, suggérant que les assistants IA de Meta pourraient surpasser ceux de ses concurrents grâce à cette richesse de données.

L’acquisition de Manus renforce l’arsenal

En décembre dernier, Meta a acquis Manus, un développeur d’agents IA à usage général.
Cette acquisition stratégique apporte une brique technologique essentielle à l’ambition de commerce agentique de Meta.
L’entreprise a annoncé qu’elle continuerait à exploiter et vendre le service Manus tout en l’intégrant progressivement à ses propres produits.
Cette approche permet à Meta d’accélérer son déploiement tout en bénéficiant de l’expertise d’une équipe spécialisée dans les agents autonomes.

Des investissements infrastructure colossaux

Pour soutenir ces ambitions, Meta prévoit d’augmenter massivement ses dépenses d’infrastructure.
L’entreprise anticipe désormais entre 115 et 135 milliards de dollars de dépenses en capital pour 2026, contre 72 milliards en 2025.
Cette augmentation de près de 90% reflète l’ampleur des moyens mobilisés pour la course à l’IA.
Dans son communiqué officiel, Meta attribue cette hausse à « l’investissement accru pour soutenir les efforts de Meta Superintelligence Labs et notre activité principale ».

Une trajectoire vers les 600 milliards de dollars

Aussi impressionnants soient-ils, ces chiffres ne représentent qu’une étape vers des ambitions encore plus vastes.
Selon des informations rapportées précédemment, Zuckerberg aurait projeté un total de 600 milliards de dollars d’investissements infrastructure d’ici 2028.
Ce montant colossal placerait Meta parmi les plus gros investisseurs mondiaux en capacité de calcul, aux côtés de Microsoft et Google.
La construction de data centers, l’acquisition de GPU et le développement de puces propriétaires constituent les principaux postes de dépenses.

La pression des investisseurs sur le retour sur investissement

Meta a fait l’objet de critiques récurrentes de la part des investisseurs pour son manque de clarté sur la rentabilisation de ses investissements IA.
Les dépenses massives dans le métavers puis dans l’IA ont pesé sur les marges sans générer de revenus proportionnels.
Cette conférence téléphonique visait en partie à rassurer les actionnaires sur la proximité des retombées commerciales.
Zuckerberg a promis que les travaux du laboratoire IA atteindraient le public « bientôt », sans toutefois donner de calendrier précis.

2026 : l’année de la superintelligence personnelle

Le patron de Meta n’a pas hésité à employer des termes ambitieux pour décrire l’année à venir.
« 2026 sera une grande année pour délivrer la superintelligence personnelle, accélérer notre activité, construire l’infrastructure du futur et façonner le fonctionnement de notre entreprise », a-t-il déclaré aux investisseurs.
Le concept de superintelligence personnelle suggère des assistants IA capables de comprendre et d’anticiper les besoins individuels à un niveau sans précédent.
Si Meta parvient à concrétiser cette vision, l’entreprise pourrait redéfinir la relation entre les utilisateurs et les services numériques.

Implications pour le marché du e-commerce

L’arrivée d’outils de commerce agentique chez Meta pourrait bouleverser l’écosystème du e-commerce mondial.
Avec près de 4 milliards d’utilisateurs actifs mensuels sur ses plateformes, Meta dispose d’une base installée inégalée.
Si les agents IA parviennent à fluidifier l’expérience d’achat, les implications pour Amazon et les autres acteurs du commerce en ligne seraient considérables.
Une chose est certaine : la bataille pour le commerce piloté par l’IA ne fait que commencer, et Meta entend bien y jouer un rôle de premier plan.