Meta Platforms a confirmé un investissement de plusieurs milliards de dollars dans une start-up chinoise spécialisée dans l’intelligence artificielle, selon des informations relayées par Boursier.com et des sources concordantes citées par Reuters.
Cette opération illustre la volonté du groupe américain d’accélérer fortement dans l’IA, malgré un contexte géopolitique tendu et une surveillance accrue des autorités américaines sur les investissements technologiques en Chine.
Un pari stratégique sur la start-up Manus
L’investissement concerne la société Manus, une jeune entreprise d’IA fondée par des ingénieurs chinois et spécialisée dans le développement d’agents intelligents autonomes.
Ces agents sont conçus pour aller au-delà des simples assistants conversationnels, en étant capables de réaliser des tâches complexes de manière quasi indépendante, comme la recherche d’informations, l’analyse de données ou l’exécution de processus numériques complets.
D’après Reuters, Meta aurait engagé une somme comprise entre 2 et 3 milliards de dollars, ce qui valoriserait Manus à un niveau comparable aux plus grandes start-up mondiales du secteur de l’IA générative.
Un renforcement de la stratégie IA de Meta
Meta a confirmé que cet investissement s’inscrit dans sa stratégie globale autour de Meta AI, sa plateforme d’intelligence artificielle déployée progressivement sur Facebook, Instagram, WhatsApp et Messenger.
Le groupe dirigé par Mark Zuckerberg cherche à intégrer des technologies capables d’automatiser davantage d’actions, afin de proposer des services plus avancés aux particuliers comme aux entreprises.
Meta a également indiqué que l’opération respecterait strictement les règles américaines en matière de sécurité nationale et de contrôle des flux technologiques, en précisant que certaines activités de Manus seraient réorganisées hors de Chine.
Un contexte géopolitique et réglementaire sensible
L’investissement intervient alors que les autorités américaines renforcent leur vigilance sur les transferts de technologies avancées vers la Chine, notamment dans les domaines de l’IA et des semi-conducteurs.
Reuters rappelle que plusieurs fonds et groupes technologiques américains ont récemment limité ou restructuré leurs investissements dans des entreprises chinoises afin de rester conformes aux nouvelles règles de Washington.
Meta affirme travailler en étroite collaboration avec les régulateurs pour garantir que cet investissement ne contrevienne ni aux restrictions existantes ni aux futures réglementations en préparation.
Une nouvelle illustration de la course mondiale à l’IA
Cette prise de participation souligne l’intensité de la course mondiale à l’intelligence artificielle, où les grands groupes technologiques cherchent à sécuriser des talents, des modèles et des briques logicielles différenciantes.
Alors que Microsoft, Google et Amazon multiplient également les investissements et partenariats dans l’IA générative, Meta entend démontrer qu’il reste un acteur central de cette révolution technologique.
Pour les marchés financiers, cette opération confirme que les dépenses en IA resteront élevées dans les prochaines années, avec un impact direct sur la structure de coûts et les perspectives de croissance des grands acteurs du secteur.




