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Meta, SoftBank et Nvidia ont profité de la fin décembre 2025 pour annoncer ou finaliser plusieurs opérations marquantes liées à l’intelligence artificielle, selon The Information et des confirmations d’entreprises et d’agences de presse.
Ces annonces illustrent une tendance claire : la course à l’IA se joue désormais autant sur les agents logiciels que sur l’infrastructure et les puces qui les font tourner.

Meta rachète Manus pour accélérer sur les “agents IA”

Le 29 décembre 2025, Meta a annoncé l’acquisition de Manus, une startup basée à Singapour spécialisée dans des agents d’IA capables d’exécuter des tâches de manière plus autonome qu’un simple assistant conversationnel, d’après Reuters et Business Insider.
Les conditions financières n’ont pas été rendues publiques, mais Reuters cite des sources estimant une valorisation de l’ordre de 2 à 3 milliards de dollars.
Meta a indiqué vouloir intégrer ces capacités à ses produits, notamment autour de Meta AI, tout en affirmant que les liens opérationnels et de propriété en Chine liés à Manus seraient coupés après l’opération, selon Business Insider.
De son côté, Manus a confirmé le rapprochement dans un billet publié sur son site officiel, en mettant en avant ses cas d’usage orientés recherche, automatisation et tâches complexes.

SoftBank s’offre DigitalBridge pour miser sur l’infrastructure de calcul

Le même jour, SoftBank Group a officialisé un accord pour acquérir DigitalBridge pour environ 4 milliards de dollars, selon un communiqué de SoftBank et une publication de DigitalBridge.
L’objectif affiché est d’augmenter les capacités en data centers et en connectivité nécessaires à l’IA “à grande échelle”, dans un contexte où les besoins en calcul et en réseaux explosent.
Le Financial Times précise que l’opération s’inscrit dans la poussée de Masayoshi Son vers l’IA, et mentionne une finalisation attendue au second semestre 2026, sous réserve des approbations réglementaires.
DigitalBridge a également communiqué sur une prime de prix par rapport au cours de clôture récent, renforçant l’idée d’un actif devenu stratégique à mesure que l’IA consomme davantage de capacité informatique.

Nvidia verrouille l’écosystème : Intel et Grok au menu

Côté Nvidia, la fin d’année a été marquée par la finalisation d’un investissement de 5 milliards de dollars dans Intel, via l’achat de plus de 214 millions d’actions à 23,28 dollars pièce, selon Reuters.
Reuters ajoute que l’opération avait été annoncée en septembre et a reçu un feu vert antitrust américain, ce qui ancre ce mouvement dans une logique de partenariat industriel et de chaîne d’approvisionnement à long terme.
En parallèle, Grok a annoncé le 24 décembre 2025 un accord de licence technologique non exclusive avec Nvidia sur des technologies d’inférence, et indique que plusieurs dirigeants et membres de l’équipe Grok rejoindront Nvidia pour aider à industrialiser cette technologie.

Pourquoi ces annonces comptent

Pris ensemble, ces deals montrent une industrie qui consolide rapidement trois briques essentielles : des agents IA plus autonomes côté logiciels, des data centers et réseaux côté infrastructure, et des alliances semi-conducteurs pour sécuriser performances et capacités de production.
En période de fêtes, le message envoyé au marché est simple : la fenêtre d’opportunité de l’IA reste ouverte, et les leaders veulent verrouiller actifs, talents et options stratégiques avant leurs concurrents.