Airbus confirme ses objectifs 2026 malgré un premier trimestre ralenti par les livraisons
Airbus a publié des résultats trimestriels contrastés, marqués par une baisse des livraisons d’avions commerciaux mais aussi par une forte dynamique dans la défense et l’espace.
Le groupe européen a livré 114 avions commerciaux au premier trimestre 2026, contre 136 sur la même période un an plus tôt.
Malgré ce ralentissement, Airbus maintient ses objectifs annuels et affirme poursuivre sa montée en cadence.
Un chiffre d’affaires en recul de 7 %
Le chiffre d’affaires consolidé ressort à 12,7 milliards d’euros, en baisse de 7 % sur un an.
La division avions commerciaux a généré 8,4 milliards d’euros, soit un recul de 11 % principalement lié à la diminution des livraisons et à l’effet défavorable du dollar.
L’EBIT ajusté du groupe s’établit à 300 millions d’euros, contre 624 millions d’euros au premier trimestre 2025.
Le résultat net atteint 586 millions d’euros, contre 793 millions d’euros un an plus tôt.
Le flux de trésorerie disponible avant financement client ressort négatif à 2,5 milliards d’euros, notamment en raison du faible niveau de livraisons et de la constitution de stocks liée à la montée en production.
Le carnet de commandes reste massif
Le point fort du trimestre vient des commandes.
Airbus annonce 408 commandes brutes d’avions commerciaux et 398 commandes nettes après annulations.
Le carnet de commandes atteint 9 037 appareils à fin mars 2026, un niveau qui continue d’offrir une visibilité importante au constructeur.
Cette profondeur de carnet reste un avantage majeur dans un secteur où les compagnies aériennes cherchent à moderniser leurs flottes, réduire la consommation de carburant et sécuriser des créneaux de livraison longtemps à l’avance.
Elle confirme aussi que la demande structurelle demeure solide malgré un environnement industriel plus tendu.
Pratt & Whitney reste un point de blocage
Airbus indique que la trajectoire de montée en cadence de la famille A320 reste dépendante des moteurs Pratt & Whitney.
Le motoriste demeure le principal facteur limitant pour 2026 et 2027.
Le groupe vise toujours un rythme compris entre 70 et 75 appareils par mois d’ici fin 2027, puis une stabilisation à 75 appareils.
Sur les autres programmes, Airbus maintient ses ambitions industrielles.
L’A220 doit atteindre 13 avions par mois en 2028, tandis que l’A350 vise un rythme de 12 appareils par mois la même année.
L’A330 doit atteindre un rythme de 5 appareils par mois en 2029.
La défense compense une partie de la pression commerciale
La division Defence and Space affiche une meilleure dynamique, avec un chiffre d’affaires en hausse de 7 % à 2,8 milliards d’euros.
Les prises de commandes atteignent 5 milliards d’euros, contre 2,6 milliards d’euros un an plus tôt.
Cette progression est principalement portée par les activités Air Power.
Dans un contexte géopolitique plus instable, la défense devient un relais stratégique pour Airbus.
Le groupe souligne aussi surveiller l’impact potentiel de la situation au Moyen-Orient sur son environnement opérationnel.




