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Dans un mouvement stratégique qui marque son ambition pour l’avenir économique national, l’ancien Premier ministre Gabriel Attal a dévoilé les contours d’un «plan France 2040».
Ce programme massif, axé sur l’intelligence artificielle et l’innovation, vise à doter la France des moyens nécessaires pour devenir la première puissance européenne dans ce secteur d’avenir.
L’enjeu est colossal, nécessitant un engagement financier de 200 milliards d’euros pour transformer le paysage industriel et social du pays.

Le financement : un pari de parité public-privé

Pour soutenir cette transformation, le plan repose sur une approche de parité entre les fonds publics et les capitaux privés.
Côté État, le financement public s’appuiera sur la mobilisation des financements européens sous-utilisés, des économies budgétaires futures et une réorientation de la commande publique.
L’objectif est de privilégier l’investissement dans l’IA plutôt que la revalorisation automatique des prestations sociales.
Concernant le secteur privé, l’ancien Premier ministre propose des mécanismes incitatifs forts.
Il défend notamment une retraite par capitalisation et l’orientation massive de l’épargne vers l’innovation, en prévoyant que 50% de l’intéressement et de la participation soient fléchés vers ces plans.
Afin de stimuler l’adoption technologique, il évoque également la mise en place d’un «crédit d’impôt productivité» pour les entreprises françaises.

Structurer l’avenir : formation et ambition européenne

L’ambition de M. Attal est claire : faire de la France une référence incontestable au niveau européen d’ici dix ans.
Pour y parvenir, le plan ne se limite pas au financement ; il cible également la formation de 20 millions de salariés à l’IA d’ici à 2030, touchant l’ensemble des catégories professionnelles.
Sur le plan européen, l’approche est tout aussi audacieuse.
L’ancien Premier ministre préconise l’établissement d’une «politique d’IA commune», comparable à la Politique Agricole Commune, impliquant une part du budget européen et potentiellement un endettement commun.
D’autres mesures structurelles sont également mises en avant, comme la garantie d’une stabilité tarifaire du prix de l’électricité sur les dix prochaines années.
Ces propositions témoignent d’une vision macroéconomique qui cherche à aligner l’investissement national sur les impératifs technologiques et géopolitiques du XXIe siècle.
Le défi est de concilier ces objectifs ambitieux avec la nécessité de maintenir une stabilité fiscale pour le pays.