Le secteur agricole français traverse une période de tension financière marquée. Selon les données de la Banque de France reprises et analysées par Leaseworld, les défaillances dans l’agriculture, la sylviculture et la pêche ont progressé de 16,5 % sur douze mois glissants à fin juin 2026. Au total, 1 783 entreprises et exploitations sont concernées.
Cette progression place l’agriculture en tête des secteurs enregistrant les plus fortes hausses de défaillances. Elle intervient dans un contexte national déjà tendu, avec 70 803 défaillances d’entreprises recensées en France sur douze mois à fin juin 2026.
Le poids du matériel dans les finances des exploitations
La situation du secteur agricole présente une particularité : les exploitations doivent supporter des dépenses importantes tout au long de l’année alors qu’une partie significative des recettes reste concentrée autour des récoltes, des ventes ou du versement de certaines aides.
À cela s’ajoute le poids du matériel. Tracteurs, moissonneuses-batteuses, presses, équipements d’irrigation ou outils de travail du sol représentent des investissements importants et difficiles à différer lorsque l’exploitation en a besoin.
Dans une analyse publiée en août 2026, Leaseworld estime ainsi que le choix du mode de financement du matériel devient directement un outil de gestion du risque financier pour les exploitations agricoles.
Acheter une machine comptant permet d’en devenir immédiatement propriétaire, mais entraîne également une sortie importante de liquidités. Dans une période économique incertaine, cette trésorerie peut pourtant servir à absorber une mauvaise campagne, une hausse du coût des intrants ou un décalage d’encaissement.
Leaseworld mise sur le leasing agricole
Spécialiste du financement d’équipements professionnels, Leaseworld intervient notamment auprès des exploitants, GAEC, EARL et SCEA pour financer du matériel agricole neuf ou d’occasion.
L’entreprise propose des financements avec des durées comprises entre 36 et 84 mois et indique pouvoir adapter les échéances à la saisonnalité de certaines exploitations, notamment autour des périodes de récolte ou du versement des aides PAC.
L’intérêt recherché est simple : éviter de mobiliser immédiatement une somme importante et répartir le coût de l’équipement sur sa période d’utilisation.
Cette logique concerne aussi les concessionnaires et fabricants de machines agricoles. Dans un contexte où certains clients hésitent à engager leur trésorerie, intégrer une solution de financement directement au devis peut faciliter la réalisation de l’investissement. Le vendeur est alors payé par le financeur tandis que l’exploitation règle progressivement son équipement.
Le leaseback pour récupérer de la trésorerie
Leaseworld met également en avant une autre solution : le leaseback.
Le mécanisme concerne cette fois des équipements dont l’exploitation est déjà propriétaire. Le matériel est cédé à un organisme financier puis immédiatement repris en location par l’entreprise.
L’exploitation continue donc d’utiliser son tracteur, sa machine ou son équipement, mais récupère une partie de la valeur qui était immobilisée dans cet actif. Leaseworld indique avoir déjà accompagné des opérations de ce type dans les secteurs agricole et viticole.
Dans une période où les défaillances agricoles progressent fortement, la question du financement dépasse ainsi le simple coût d’un crédit. Conserver suffisamment de liquidités pour faire face aux aléas devient une composante à part entière de la gestion d’une exploitation.
Source et intervenant sectoriel : Leaseworld, « Défaillances agricoles en hausse de 16,5 % : pourquoi le financement du matériel devient déterminant pour les exploitations », publié le 17 août 2026. Les données sur les défaillances citées par Leaseworld proviennent du Stat Info de la Banque de France à fin juin 2026.




