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En septembre 2026, les prix hors tabac augmentent de 3,3 % sur un an pour les ménages les plus modestes, contre 3,1 % pour l’ensemble des ménages, selon l’Insee.
Ce décalage accompagne une accélération des prix de l’énergie et des produits frais, tandis que les produits manufacturés restent en baisse.

Des hausses très inégales selon les dépenses

Pour les ménages du premier quintile de niveau de vie, la baisse mensuelle des prix hors tabac se limite à 0,2 %, contre 0,3 % pour l’ensemble des ménages.
Sur un an, les prix de l’énergie progressent de 21,3 %, après 16,7 % en août.
Le gazole renchérit de 44,1 % et le gaz de 19 %.

L’alimentation présente elle aussi des écarts marqués : les produits frais augmentent de 9,5 %, contre 0,4 % pour les autres produits alimentaires.
Les produits manufacturés reculent de 0,3 %.
Dans les services, la hausse atteint 2,4 %, avec une progression de 4,4 % pour les assurances.

Le recul saisonnier masque la poussée des prix

Pour l’ensemble des ménages, l’IPC baisse de 0,3 % sur le mois, sous l’effet du repli saisonnier des services, notamment de l’hébergement et des transports.
Corrigés des variations saisonnières, les prix augmentent pourtant de 0,8 %, après 0,2 % en août.
L’inflation annuelle atteint 3,1 %, après 2,4 %, et dépasse de 0,1 point l’estimation provisoire.

L’Insee rappelle que l’IPC repose sur un panier actualisé chaque année, dont les produits sont pondérés selon leur poids dans les dépenses de consommation.
Cette moyenne ne décrit donc pas chaque budget individuel.
L’indice hors tabac intervient aussi dans l’indexation de contrats privés, de pensions alimentaires et de rentes viagères.

Pour l’indexation du SMIC, la référence est précisément l’indice hors tabac des ménages du premier quintile de niveau de vie, rappelle également l’Insee.

Sources

Insee — IPC, résultats définitifs de septembre 2026, 15 octobre 2026
Insee — Présentation méthodologique de l’IPC, 15 octobre 2026

Photo : Felixwenzl — CC BY 3.0 (image adaptée)